Après une série 15 réservée à l’Asie, Realme revient en 2026 avec de nouveaux smartphones, dont le Realme 16 Pro+. Celui-ci se positionne sur le milieu de gamme, mais compte bien se démarquer par son design différent, sa grosse batterie et surtout sa configuration photo.
Peut-il toutefois rivaliser avec des smartphones comme le Pixel 10a et le Nothing (4a) Pro ? A-t-il de quoi faire de l’ombre à son lointain cousin, le OnePlus 15R, que l’on trouve aujourd’hui entre 550 et 600 euros ? C’est ce que nous allons chercher à déterminer dans ce test.
Les caractéristiques du Realme 16 Pro+
Voici les caractéristiques techniques du Realme 16 pro+ :
| Realme 16 Pro+ | |
|---|---|
| Écran | - Écran LTPS AMOLED de 6,8" - Définition Full HD+ (1280x2800) - Taux de Rafraichissement : 144 Hz - Corning Gorilla Glass 7i - Pic lumineux : 6500 nits |
| SoC et GPU | - Qualcomm Snapdragon 7 Gen 4 - Gravure en 4nm - GPU Adreno 722 |
| Mémoire | - 8 Go ou 12 Go de RAM en LPDDR5X - 256 Go ou 512 Go de stockage - Pas de port mémoire MicroSD |
| Coloris | - Master Gold - Master Gray - IP69K |
| Appareil Photo | - Trois appareil photo au dos : - Appareil principal : Capteur Samsung HP5 de 200 Mégapixels, 1/1.56", F1.8, OIS, AF - Appareil ultra grand-angle : capteur 8 Mégapixels, 115,5°, AF - Appareil Téléphoto : Capteur de 50 Mégapixels, F2.8, OIS, AF, Zoom optique 3,5x, Zoom numérique x10 - Appareil frontal grand angle - Capteur de 50 Mégapixels (1/2.88"), F2.4 |
| Audio | - Haut-parleurs stéréo - Pas de prise jack 3,5mm |
| Batterie | - Batterie de 6500 mAh - Recharge rapide filaire 45W |
| Connectivités | - Lecteur d'empreintes optique sous l’écran - Bluetooth 5.4 - WiFi 6 - 5G - eSIM - Double nano-SIM - A-GPS+GLONASS, DNLA, Miracast (WiFi Direct), Google Cast - NFC - USB Type-C - Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre - Capteur de proximité et de luminosité |
| Logiciel | - Android 16 - Realme UI 7 |
| Taille et Poids | - 8,49 mm d'épaisseur - 203 grammes |
| Prix de lancement | - 529 euros (256 Go) - 599 euros (512 Go ) |
| Date de Disponibilité | - 17 Mars 2026 |
Dans sa boîte grise, plus sobre qu’auparavant, vous trouverez le contenu habituel. La notice de garantie, un outil d’extraction de carte SIM (l’eSIM est aussi disponible), un câble USB-C/USB-A, une coque en silicone transparente et le téléphone lui-même. Le bloc secteur est, comme d’habitude, à acheter séparément. En France, il est possible de trouver le Realme 15 Pro+ en deux coloris : gris ou doré.
Deux versions sont disponibles : 8/256 Go à 529 euros ou 12/512 Go à 599 euros. Une offre de lancement permet d’économiser 50 euros jusqu’au 31 mars 2026.
Design, écran et audio
Pour son 16 Pro+, Realme a confié le design à Naoto Fukasawa, déjà aux manettes de certains autres de ses modèles (X, X2 Pro, GT et GT2 Pro). Le designer japonais s’est concentré sur les textures pour une sensation tactile chaleureuse. Cela passe notamment par un dos en « silicone bio fabriqué à partir de paille végétale renouvelable », qui sous le doigt ressemble à un mélange entre le silicone et le liège. C’est différent, agréable en main, n’accroche pas les traces de doigts et résiste bien aux rayures. Difficile pour autant de prévoir comment cette texture va vieillir. On a connu de nombreuses tentatives dans le genre, avec un effet cuir, textile ou autre, qui avaient l’air sophistiqués avant de ressembler à une serpillière usagée un an plus tard. Soulignons tout de même l’attention portée par la marque à la durabilité : avec une certification IP69K et un revêtement d’écran Gorilla Glass 7i, le Realme 16 Pro+ semble paré à tous les imprévus.
Hormis cela, on reste dans la droite lignée des précédents modèles. Il reprend un format vu et revu avec un cadre brillant faisant la jonction entre le dos et l’écran légèrement incurvé. Cela ne permet pas pour autant à Realme de supprimer les bordures, on reste sur du milieu de gamme. Son épaisseur est dans la moyenne (8,49 mm), de même que son poids (203 g). Les boutons sont quant à eux faciles d’accès et seul le capteur d’empreintes situé sous l’écran se trouve un peu bas, mais c’est une habitude sur les smartphones du groupe BBK (Oppo, Realme, OnePlus), et on s’y habitue rapidement.
À l’avant, l’écran Amoled de 6,8 pouces affiche une définition de 1280 x 2800 pixels et monte jusqu’à 144 Hz selon la fiche technique, bien que nous n’ayons jamais dépassé les 120 Hz lors de ce test. Notez par ailleurs qu’avec le réglage par défaut, certaines applications telles que Bluesky sont restreintes à 60 Hz, ce qui est embêtant pour une app reposant essentiellement sur le scroll. Si cela vous dérange, il est conseillé de passer la fréquence d’actualisation de l’écran sur « élevé » dans les paramètres pour forcer ce réglage. Ce qui marque vraiment sur cet écran, c’est sa luminosité. Realme ne communique pas tous les détails, mais annonce un pic à 6500 nits. À titre de comparaison, un Nothing Phone (4a) c’est 4500. En d’autres termes, vous aurez plus souvent envie de baisser la luminosité de votre écran que de la monter. Il est même d’ailleurs possible de régler la luminosité minimale de l’écran si vous le trouvez trop éclatant.
La partie audio est assurée par un duo de haut-parleurs stéréo. S’ils mettent en avant les voix, ce qui permet d’écouter convenablement des podcasts ou des vidéos YouTube, on sent une compression et une saturation des fréquences moins centrales, même à faible volume. Le résultat est globalement brouillon et manque de profondeur. Pour une utilisation ponctuelle, pourquoi pas, mais pas pour se laisser emporter sur les riffs endiablés de votre groupe préféré. Pour cela, tournez-vous plutôt vers des écouteurs ou un casque.
Android 16, performances et autonomie
La partie logicielle du Realme 16 Pro+ est assurée par Android 16 avec la mise à jour de sécurité de janvier, ce qui représente deux mois de retard à l’heure de la rédaction de ces lignes, ce qui est dans la moyenne en dehors des grandes marques. Cette version est agrémentée par l’interface Realme UI 7, très proche de Color OS d’Oppo. L’écosystème est coloré, hautement personnalisable et avec quelques fonctions toujours appréciables, comme les nombreux gestes de raccourci (mention spéciale pour la lampe torche qui peut se lancer en secouant deux fois son téléphone), les dossiers de grande taille sur l’accueil, l’équivalent de la Dynamic Island d’Apple ou la catégorisation des applications dans le tiroir.
Le premier démarrage nécessitera toutefois un petit ménage de printemps (ça tombe bien, c’est la saison) afin de supprimer les quelques applications en doublon avec celles de Google, ainsi que les applications sponsorisées (Temu, TikTok, Netflix, LinkedIn, AliExpress, Booking, Amazon, Block Blast, Spotify, etc.). À cela, Realme ajoute également des fonctions IA de rédaction, de traduction, et même d’aide dans certains jeux (seulement au nombre de trois à l’heure actuelle : Mobile Legend, PUBG Mobile et BGMI). Un LLM de dépannage, dont l’ergonomie gagnerait à être améliorée.
La navigation dans les menus est fluide et intuitive. Realme ne s’éloigne pas des sentiers battus et repose sur le Snapdragon 7 Gen 4 couplé à 8 ou 12 Go de RAM pour animer le système. Il s’agit d’une puce légèrement plus puissante que le Snapdragon 7s Gen 4 que l’on trouve à bord du Nothing Phone (4a), se démarquant notamment par son GPU plus puissant. Un choix judicieux qui permet au Realme 16 Pro+ de lancer des jeux tels que Genshin Impact en poussant les paramètres graphiques au maximum sans en pâtir. Même Fortnite, pourtant très gourmand, arrive à tourner entre 40 et 60 FPS en élevé.
Le fait qu’il s’agisse d’une série 7 signifie également qu’il s’agit d’une puce pensée pour l’endurance. Couplé à un accu de 6500 mAh, vous pouvez envisager de partir en week-end sans votre chargeur. Évidemment, cela dépend toujours de vos usages ; si vous passez votre temps à filmer en 4K, vous verrez votre pourcentage de batterie réduire comme peau de chagrin. Contrairement à la version indienne qui bénéficie d’une charge à 80 W, le modèle européen est encore limité à 45 W, ce qui est bien, mais pas exceptionnel.
Précisons par ailleurs que Realme annonce cinq ans de mises à jour Android et six de sécurité. Ce n’est pas le meilleur élève en la matière, mais c’est déjà très honorable.
Appareil photo et vidéo
Le volet photo est prédominant dans la communication de la marque. Le Realme 16 Pro+ est vendu comme « le meilleur combo optique milieu de gamme », et effectivement, il est fort bien monté. L’appareil principal repose sur un capteur de 200 Mpx (Samsung HP5, 1/1.56”), avec une ouverture à f/1.8 et une stabilisation optique. Le téléphoto x3,5 quant à lui embarque un capteur de 50 Mpx, avec un objectif f/2.8, toujours stabilisé. Seul l’ultra grand-angle se montre en retrait (c’est bien souvent le parent pauvre sur smartphone) avec un capteur de 8 Mpx seulement et sans stabilisation.
En plus de cette configuration optique effectivement très bien pourvue, le traitement logiciel se montre également à la hauteur. S’il a tendance à rendre certains clichés plus chauds que la réalité, il met avec style le sujet en valeur. Plus que le capteur principal encore, le téléphoto réalise des merveilles à 80 mm (x3,5) et reste plus que correct à 228 mm (x10) malgré une interprétation par IA parfois beaucoup trop flagrante. Réussir à capter chaque pli de la bâche sur la scène d’un concert en se situant à l’opposée de la salle, ce n’est pas à la portée de tous les appareils. En comparaison, le OnePlus 15R est par exemple totalement dépourvu de téléobjectif malgré son prix plus élevé.
Le mode portrait est aussi de qualité, notamment sur la focale 80 mm qui déploie de nouveau toute sa maîtrise ici. Le bokeh est doux et bien délimité, faisant ressortir le sujet bien net tout en conservant différentes valeurs de plan bien marquées. Realme ajoute également une aide au cadrage assistée par IA pour celles et ceux qui le souhaitent. La scène est analysée, puis recadrée et des conseils s’affichent à l’écran. Le résultat n’est pas toujours parfait, mais si la photo n’est pas votre point fort, cette aide est toujours bienvenue afin d’améliorer votre cadrage et profiter de la grande polyvalence offerte par ce 16 Pro+. Notez tout de même qu’une connexion internet est requise, ce qui laisse sous-entendre que le traitement n’est pas réalisé en local sur le téléphone.
Puisque l’on parle d’IA, la galerie propose de nombreux outils d’édition, comme la recomposition, la gomme magique, ou encore la suppression des reflets. Ces outils fonctionnent très bien, particulièrement celui de suppression des reflets, encore trop peu courant en big 2026.
La caméra frontale repose quant à elle sur un capteur de 50 Mpx (OV50D, 1/2,88”) avec un objectif f/2,4. Le résultat est précis. Même en basse luminosité, il évite de tomber dans les écueils habituels et s’en sort à merveille.
Du côté de la vidéo, le Realme 16 Pro+ filme en 4K à 60 FPS au maximum. Même en 1080p ou en 720p, il ne propose pas de monter plus haut afin de réaliser des vidéos en slow motion. Dommage. Malgré cela, il s’en sort très bien, avec surtout une mise au point très réactive. Attention tout de même si vous changez de focale en cours de vidéo, le téléobjectif ne présente pas la même colorimétrie que le principal.